Afin de vous donner l’envie de nous lire, voici un second extrait du roman écrit à quatre mains.
Sang et humour en perspective.

 

 

Ce fut par un chaud lundi de septembre que le site des fouilles de Glanum prit un autre visage pour les habitants de Saint Rémy.

La fierté de vivre à côté d’un pan important de l’histoire se transforma en stupeur tout d’abord puis en horreur.

Monsieur et Madame Langlois s’étaient levés tôt, impatients de profiter de leur première journée de vacances au bord de la mer.

Ils avaient entassé à l’arrière de leur Simca Aronde décapotable, pêle-mêle, parasol, sac de voyage…

Madame Langlois avant le départ ajusta son fichu sur sa tête et demanda à son mari s’il avait bien fermé la maison.

Ils prirent la route de Maussane, déserte à cette heure matinale.

En passant devant le site de Glanum, Monsieur Langlois qui ne manquait pas une occasion d’admirer ce site, remarqua quelque chose d’insolite et stoppa brusquement en plein milieu de la route.

 

  • Mais qu’est-ce qui te prend Bertrand ? demanda Madame Langlois qui venait de justesse d’éviter le choc contre le pare brise.

 

  • C’est curieux. Regarde ce truc bizarre au milieu des ruines, il se gara sur le bas côté et descendit de voiture. On dirait un épouvantail, poursuivit-il en avançant à grandes enjambées.

 

  • Sans doute une blague de quelques gamins en manque d’éducation.

 

En approchant, le visage de Monsieur Langlois passa de la curiosité à l’effroi.

Une tête était posée sur un muret. Le sang avait dégouliné jusque sur le sol.

En baissant les yeux, Monsieur Langlois  découvrit le corps étalé sur le plan incliné de l’ancienne boucherie gallo-romaine. Un corps sans tête qui baignait dans une mare de sang. Du sang qui commençait à coaguler vu la chaleur et qui attirait déjà les mouches pondeuses.

Il n’eut pas le temps de dire à sa femme de se tenir éloignée, celle-ci prête à vomir, venait de reconnaître sa jeune employée.

Mireille Mauran venait d’être la victime d’un horrible meurtre.

Un meurtre à la romaine.

 

  • Qui va garder la boutique demain ? lança-t-elle à son mari.

 


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